18 avril 2008

C'est reparti ?

Tiens... Et si je me relançais dans la grande aventure narcissique du déballage de vie made in Blogger...
C'est pas que, mais ça m'a manqué tout ça...
Après toutes ces années à mettre en place NiPourNiContre, j'en ai finalement oublié le véritable objectif lorsque que j'ai créé tout ça...
Ecrire.
Ni plus, ni moins...
Bon, ok, me direz vous... je sors un album, ce qui, niveau écriture, est déjà un bon exutoire...
Mais faire une chanson n'offre pas forcément toujours l'opportunité de sortir ce qui nous démange réellement du bout de la plume...
Bon, ok, me direz vous... j'ai fait du slam durant ma période Niçoise... je continue au travers de mon album...
Mais pareil... Le slam conserve toutefois une finalité démonstrative scénique.
Bref...

Donc voila... Je me relance...

Chais pas... Peut être trop de choses à étaler, trop de choses dans le cervelet qui s'excitent dans tout les sens et me font risquer la surchauffe...

Faut dire que ces derniers temps ont été un véritable parcours du combattant !

Retour à la vie varoise, reprise de mes anciennes fonctions, re-perte de mon travail (et cette fois-ci est la bonne... Vous risquez pas de me revoir plonger dans l'informatique de si tôt !), changement de voie professionnelle, changement d'objectifs personnels...

Et, enfin, après avoir laissé murir mes textes dans ma petite tête, depuis 4 ans pour certaines chansons, après avoir découvert les joies de la scène, après avoir gouté au studio d'enregistrement... Le voila... Bientôt, très bientôt... L'album... Enfin...

A deux pas de là...

Du pur concentré de moi à l'état brut... Un album à lire, regarder, écouter...

Je vais, au travers de ce blog, vous raconter l'histoire d'un jeune zikos qui se lança dans l'aventure...

Allez, je termine de fignoler le template, et j'vais réfléchir à tout ça...
Par où commencer...

Et si... Tout ceci n'était qu'une vaste blague ? ^^

Etape n°1: Le début

Voui, j'vous jure... Toute histoire commence par le début...
Mon début à moi... Et bien je vous le découvrirai en écoutant l'album... Jusqu'au bout...

Bon, ok, je vais faire une étape 1 bis: Le début (bis)

Mon début bis va commencer vers l'age de 7 ans... Au CE1... Ma rencontre avec une personne qui influencera le reste de ma vie... Une amitié qui vous prend au berceau, et qui vous suit, loin... Très loin... Très longtemps... Avec ses hauts comme ses bas...

Une amitié avec qui j'aurai tout découvert, tout appris.
Une amitié qui m'aura fait découvrir la guitare.
Une amitié qui m'aura fait prendre mes décisions les plus radicales... Mais que j'espère pas irréversibles.

Bon, on va se concentrer sur ce qui nous intéresse, à savoir les étapes pour en arriver à A deux pas de là...

La guitare...
Découverte de la guitare en 2003...
Découverte des soirées à tenter désespérément de plaquer 3 doigts dans l'espoir de produire un son qui ressemble approximativement à un Sol...
Découverte des premières soirées à écrire des textes aussi "jeunes" que les poèmes qu'on retrouve sur les cahiers de textes d'une collégienne...

Puis l'objectif. Le but. Le travail.

Le mien ?
Jouer du Tryo autour d'un feu sur la plage, un soir d'été.

Après des semaines à s'obstiner, à se chopper des crampes aux doigts, à user mes amis jusqu'à la dépression nerveuse avec les mêmes chansons, répétées inlassablement (par désespoir d'être incapable d'en faire une nouvelle...) le travail récompense enfin...
J'ARRIVE A CHANTER EN JOUANT !!!

Mouaih...
Bon...
Attention, tout est relatif...
Mais dans les grandes lignes, on s'en approche...
Puis vient l'étape fatidique des barrés...
Une fois le chant (pendant qu'on joue... Je parle pas encore de performance vocale à la Christophe Willem) et les barrés maitrisés, les premières grosses pierres de l'édifice sont posées.

Enfin, je peux justifier l'achat de ma première guitare, une Santos Y Major, à une amie, pour une centaine d'euros.

Et voila. La guitare, les barrés, le chant. Ok. C'est parti.

Bon, les choses prennent une autre tournure lorsque la voisine du dessous (dans la cité-U de Sophia Antipolis où j'ai atterri) vient gueuler au moindre effleurement de corde après 22h passé de 1 seconde.

Remarquez, ça m'a permis d'apprendre la partie "théorie" de la guitare (je parle pas vraiment de solfège), la partie sur laquelle on ne veut pas s'attarder, sous prétexte qu'on veut "juste jouer pour le plaisir, faire quelques reprises", sans savoir que c'est grâce à cette théorie qu'on arrive à réellement progresser...

En fait... Même si je l'ai détesté pendant longtemps, je me dois de la remercier...

Puis la fin des études, la fin des soirées abusivement alcoolisées, la fin des rencontres à foison, la fin d'une époque...

Une étape parmi tant d'autres...

Puis retour dans le Var, et achat de ma première "vraie" guitare, une Ibanez AW40ECE NT, payée avec mon premier salaire de McDoMan... Qu'on me volera 4 mois plus tard...

Puis la découverte de l'écriture... Un blog. Ecrire. C'est bon, si simple, si jouissif...
Ecrire, pour le plaisir d'écrire... Parler, décrire, raconter, se plaindre, s'interroger... Sans savoir si quelqu'un a vraiment quelque chose à foutre de ce que je raconte. On s'en fiche. C'est personnel, mégalo, narcissique, égocentrique, masturbatoire.
Ecrire. Pour soi.

Puis on se rend compte que ce qu'on écrit plait à certains (et déplait à d'autres, logique) et parfois les mots viennent dans un sens où une chanson prend vie devant nos yeux, d'elle même...
C'est ainsi qu'est née "21 Grammes".
C'est parti du film (que je ne vous conseille pas, il est bidon) où l'intro présente le concept scientifico-superstitieux, auquel j'y ai associé la rupture avec mon premier amour...
Serait-il possible que notre esprit de notre corps une fois parti,
Laisse sur place après un drame une âme qui ferait 21 grammes
Est-il possible que notre histoire soit un reflet dans ce miroir
Une pure idée de mon esprit, un souvenir inassouvi...

21 grammes, le poids de l'âme
21 grammes, une fleur qui fane
21 grammes, au revoir petite dame
21 grammes, 21 larmes..
Ma première chanson, dont j'ai réellement compris le sens que 2 ans plus tard...
Puis ma première composition pure (j'entends par là "une chanson où je ne chante pas, où je ne fais que jouer de la guitare") nommée Etapes.
Etapes, malgré le fait qu'elle ne contient pas de paroles, raconte une histoire...
Elle raconte l'histoire de l'évolution de l'homme par étapes de 7 ans, comme j'ai appris à le découvrir dans un livre de Bernard Werber.
0 à 7 ans: l'apprentissage... Parler, marcher, être propre, lire, écrire etc...
7 à 14 ans: la vie sociale, les amis, les potes... Puis la crise de l'adolescence
14 à 21 ans: la période rebelle... On est immortel, on refait le monde...
21 à 28 ans: on s'assagit, on construit sa vie, on prend conscience de notre chemin...
Etc...
Puis la crise de la quarantaine, puis la sagesse de l'age... Pour finalement retrouver les traces de notre plus jeune enfance, dans le chemin inverse... Perdre la mémoire, ne plus pouvoir marcher, devenir incontinent etc... Jusqu'à retrouver, au moment de notre mort, le visage que l'on avait au moment de notre naissance...
Voila ce que raconte Etapes...

En gros, ces 2 chansons furent le point de départ "bis" de A deux pas de là...

La suite, à la prochaine étape ;)

17 avril 2008

Etape n°2: Le changement

Les déclics créatifs interviennent souvent pendant une rupture nette et franche de notre mode de vie...
Mon déclic à moi s'est produit en quittant le Var, suite à la perte de mon emploi (qui, pour la petite histoire, est due à une restriction de personnel suite à un manque de financement de l'association dans laquelle j'étais salarié... Vous comprendrez plus tard pourquoi je dis ça...).
La vie étant faite de hasards et coïncidences, je me retrouve finalement en colocation avec un ami, dans le vieux Nice, dans l'optique de découvrir les joies des grandes villes (faut dire que Draguignan est loin d'être réputée pour son activité culturelle et évènementielle...).
Tiens, d'ailleurs, il est temps de vous poser le texte à l'origine du nom de l'album:

Il y a des fois où on n'ose pas trop vérifier si l'herbe est plus verte chez le voisin... Peut être nous répétons nous souvent que ce n'est pas le cas pour justifier notre crainte de l'inconnu ?

Bref, toujours est il qu'à force de trop m'accrocher à une branche en ayant peur de la lacher, craignant de ne pas en trouver une autre durant ma chute, celle-ci a rompu...
Malgré une chute inévitable, il subsiste cet instant de ralenti, le même genre d'instant que l'on retrouve en sautant du haut d'une falaise, dans un océan aussi grand qu'inconnu, instant qui nous permet de nous recueillir et mieux observer où on va tomber...

A ce moment, notre esprit est assez clair et nos réflexes rapides pour distinguer une autre branche à laquelle nous rattraper... Et parfois on l'attrape, et on découvre un arbre encore plus agréable et confortable que celui qu'on a eu tant de peine à quitter.

Sorties, rencontres, bars, restaux, artistes, concerts, job... Tout est là où on arrive, encore faut-il prendre le temps de les trouver...

"Seule la curiosité vous mènera là où vous voulez que l'on vous porte..."

Reportez cette réflexion à votre existence personnelle, et vous comprendrez pourquoi cet album s'appelle "A deux pas de là..."


Voila, vous savez tout ^^

Bref, j'continue sur ma ptite vie:
Atterir à Nice m'a permis de reprendre contact avec une amie que je n'avais plus vu depuis mes études à Sophia Antipolis. Et c'est un peu elle qui est à l'origine de ma recherche de ma fibre artistique... Faut dire qu'elle est chanteuse, et très réveuse...
Passer du temps ensemble, discuter, creuser au fond de nous même, trouver notre voie, approfondir notre psychologie...
Anne m'a permit de me découvrir artistiquement, m'a poussé à creuser dans ma sensibilité pour y trouver mon inspiration, et je ne l'en remercierai jamais assez.

C'est d'ailleurs en lui jouant 21 grammes qu'elle me dit une chose que je n'oublierai jamais:

"Billy (oui, faut savoir qu'avec les cheveux courts, j'ai des airs de ressemblance avec Billy Crawford... Du coup elle m'a toujours apellé ainsi), je vais te dire quelque chose, qui risque de te marquer... Après, tu le prend comme tu veux, mais je dois te le dire... (et moi, tout fébrile, je m'attendais à ce qu'elle me dise qu'elle aimerait qu'on se remette ensemble... quel con...) Mais je pense que tu es... un artiste !"

C'est con... C'est très con... Et pourtant ces mots m'ont déstabilisé...
Je ne savais pas si elle se foutait de moi, mais toute la sincérité que je voyais dans ces yeux, toute cette importance à laquelle elle tenait tant... Comme si elle m'annonçait que j'avais le cancer ou que j'allais me marier, chais pas, mais ça paraissait grave... Dans le sens "important"...

Et bizarrement, ça a déclenché beaucoup de choses, car après, comme pour "jouer le jeu", je me suis mis à écrire...

J'ai commencé à écrire des textes, ni de la prose narcissique comme on retrouve sur n'importe quel blog comme celui là, ni de la chanson qu'on pourrait chanter accompagné à la guitare... Des textes... Tout con, avec quelques rimes, un fond, un semblant de forme... Sans trop savoir ce que c'était...

Puis, à force de passer des soirées dans des pubs un peu branchés, à aller dans des cinés où les films passent en VO uniquement (d'ailleurs, ça me manque ça !), à se faire des restos chics (oui,je gagnais bien ma vie à ce moment là) avec des dizaines de personnes, que ce soit des danseuses, des peintres, des chanteurs, des gays (les personnes les plus intéressantes avec qui j'ai eu l'occasion de discuter soit dit en passant) et tout autres individus au mode de vie un peu original... je me suis trouvé dans un besoin de partager ces textes, de les lire, de les raconter, de les expliquer...
J'avais en tête de me trouver des endroits genre "bar philosophe" sans trop savoir ce que c'est... Et en cherchant, je suis tombé sur une annonce de Pascal Giovannetti, qui proposait des soirées de partage littéraire, sous le nom un peu barbare et encore méconnu du public à ce moment là...


Le Slam...

16 avril 2008

Etape n°3: Le Slam

Bon, ok, à l'heure actuelle, on peut se dire "ouaih... Encore un..."
Mais à l'époque, Fabien n'avait pas encore sorti son album... Donc le grand public ne savait pas encore identifier le genre... Et ne l'avait pas encore catalogué...

A l'époque, je vivais dans le vieux Nice et bossais à Cagnes sur Mer (dans un endroit paradisiaque... Où le rythme de travail est digne du fonctionnariat... Sans une voiture à moins de 10 km... Avec des écureuils qui viennent nous manger des noisettes dans les mains tout les matins... le rêve quoi !) où je me rendais en train.

Le train, pour aller bosser, c'est coooool...
On peut y finir notre nuit (sous réserve de se réveiller à la bonne gare), on peut lire, et surtout... On peut écrire...
C'est parti de là...
Je passais chaque jour 2 heures dans le train, et c'était le moment préféré de ma journée. Le moment où je sortais mon stylo, mon carnet, avec du Trace Bundy dans les oreilles, et j'écrivais.

Pour en revenir à Pascal:

Je trouve donc son annonce de soirée Slam, j'appelle, il m'explique le délire, et j'me décide:
Allez, je vais partager mes textes !

Je me rend donc à la Cave Romagnan, sous le nom de scène Flying Jack (en référence à une chanson de Pep's, que j'ai pu rencontré à cette période là d'ailleurs... Et qui est devenu un ami proche depuis) et là, surprise.
Je me retrouve dans un tout ptit bar, rempli de personnes de tout genre... Mais une chose me frappa:
Du haut de mes 24 ans, je devais avoir au moins 20 ans de mois que la personne la plus jeune du bar... Ca m'a fait tout drôle...

C'est tout timide que je pris le micro pour la première fois, et tout tremblant, les yeux quasi fermés (j'avais passé des heures à apprendre mon texte par coeur pensant que c'était "éliminatoire" de le lire... loool), je me suis mis à réciter mon tout premier slam, Voyages:

Tout vient à point à qui sait attendre, tout vient à point à qui cherche bien, mais à beau vouloir, rien ne vient... Tout vient à point à qui ne cherche rien ?
Je suis parti en haut de cette colline, surplombée d'un chêne centenaire, qui a, au travers des ages, protégé de son large feuillage l'intimité de jeunes couples enlacés.
Je me suis assis sur la balançoire, et j'ai cherché... cherché... cherché...
Cherché quoi ? Rien, justement, je vous le demande, cherché dans ma tête, celui qui attrape se fait prendre, cherché en moi, cherché au loin, cherché là-bas, cherché en vain.

Seule la curiosité vous mènera là où vous voulez que l'on vous porte.
L'ais-je pensé ou appliqué ? L'ais-je compris ou négligé ? Mais je cherche encore, sur cette balançoire, sous un ciel d'or.
Les pensées viennent une par une, cent par cent, mille par mille... Mais ne penses pas que tout contrôler est si facile... Finalement, heureux sont les imbéciles...

J'ai vu ce cheval venir vers moi, me regarder d'un oeil complice et amusé, et me dire:
"Pourquoi s'enchaîner à tes pensées ? Regarde-moi, je suis libre, et je ne cherche pas !"
Alors dans ma tête, je me suis mis à courir, courir sans comprendre, juste cherché à fuir, fuir ces chaines de l'incompréhension, ce stéréotype de la pensée collective qui nous fait tous rentrer dans un moule, "Tu prends tes émotions et tu les refoules !".

J'ai mis un coup dans cette fourmilière et j'ai décidé de m'envoler, décidé d'avoir l'esprit rebelle, car mon âme a déjà des ailes, alors pourquoi ramper sur le sol, se bloquer à terre, tandis que dans notre monde, tout reste encore à faire...

Alors j'ai quitté ma balançoire, remercié le cheval solitaire, et je me suis envolé...
J'ai volé loin, j'ai volé longtemps, j'ai volé des heures, j'ai volé parmi les arbres, les oiseaux et les fleurs, j'ai volé au dessus des lacs, j'ai volé au dessus de la mer, j'ai volé au dessus de vous, j'ai volé au dessus de la Terre.

J'aimerai vous emmener dans le voyage de ma pensée, mais je ne peux que vous aider à mieux imaginer, le paysage qui est mien et qui sera votre, quidés par notre ami nommé l'Apôtre.

Fermez les yeux et laissez vous aller, imaginez le monde dont vous rêvez.
Dans le mien, le ciel tourne, les animaux parlent, les chauves sourient et les arbres poussent dans les marais, bienvenu dans le monde de ScHinZe.
Bienvenu dans un monde libre, un monde insensé, un monde de joie, ici pas de règles, ici pas de lois, ici j'expose mes textes, et ils sont pour toi.
Soyez libres dans vos têtes, mes paroles n'ont ni queues ni arrêtes, j'aime ce qui n'a aucun sens, dans mon monde, on vit comme on pense.
C'est un monde doux, un monde agité, ce monde est pour vous, c'est un monde de pensées.

Au début, c'est dur de les amener, puis il devient difficile de les contrôler.
Les pensées s'enchaînent, et je n'y peux rien, j'écris ce texte frénétiquement, et j'en ai mal à la main, car il faut aller vite si je veux tout sortir, chopper chaque idée avant qu'elle ne se tire...

Mais c'est trop, c'est allé trop loin, ma tête crie "Stop !" et j'ai dit tout ça en vain.
J'ai voulu chercher, j'ai voulu comprendre, j'ai voulu écrire des mots que je ne fais qu'attendre...

Mais peut être que...

Tout vient à point à qui sait attendre, tout vient à point à qui cherche bien, mais à tout retourner, on ne contrôle plus rien... Tout vient à point à qui reste serein...


Silence complet.
Oula...
Et là, tout le monde se met à applaudir... La première fois que j'entendais des applaudissements qui m'étaient destinés...
D'ailleurs, j'me rapellerai toujours de Pascal disant, quand je lui ai rendu le micro:
"Vous allez voir, lui, un jour, on le verra chez Ardisson"

J'ai pas bien compris sur le moment...
Puis j'suis direct parti au bar, chercher mon verre gratuit.

Ah oui, au fait, le slam, c'est 3 règles simples:
- Pas de musique
- Pas d'accessoire
- Moins de 3 min

Mais bon, c'est pas toujours respecté non plus...

Et encore, ce n'est que la version simplifiée...
Les règles de la FFDSP sont assez complètes.

Ah oui, pour info, le slam est une discipline à part entière, et a sa propre fédération, la FFDSP:
Fédération Française De Slam Poésie.

Si je me rappelle bien, j'ai continué sur un texte "comique" (Ça aurait pu être pire) pour finir sur une impro, que j'ai écris sur place).

Voila pour ma première scène Slam, dont je ne me rappelle plus la date...

Plus ou moins à la même période, j'ai découvert les joies du studio.
Je ne sais plus comment, j'ai été repéré par Fifou, du Studio CALM, qui cherchait un guitariste de studio. Le taf est tout simple: Faire ce qu'on te dit de faire.
C'est cool, c'est simple... Si tant est qu'on sache jouer de la guitare et qu'on est pote avec le métronome... Autant vous dire que j'ai galéré ma race...
Mais finalement, on a réussi à enregistrer quelques ptits trucs... Que je n'ai pas pu entendre car je suis parti un peu précipitamment.... (cf fin du chapitre suivant).
Mais ce fut une étape très importante, qui m'a permis de découvrir les joies du studio... Et qui m'a permis de gagner du temps, des années plus tard...

Puis les textes se sont enchainés, encore et encore... Jusqu'à... La rencontre...

15 avril 2008

Etape n°4: La rencontre

Oui...
Forcément...
Quel artiste n'est pas rongé par une fille qui a marqué un tournant dans sa vie...
La fille qui a marqué le tournant dans la mienne s'appelle Julie.
Et j'avais profiter du fait que je doute qu'elle ne lise ce blog pour vous dire que je la regrette...
Très fortement...
Si seulement je n'avais pas été si con... Si immature... Si...
Bon, ok, avec beaucoup de Si, on refait le monde...
Mais putain, si simplement j'avais arrêté de me chercher des excuses... Si simplement j'avais agit en homme...

Bon, comme vous vous en doutez, j'suis rongé par une ex...
Normal...
Faut dire qu'elle a marqué une sacré étape de ma vie...
Celle de mon retour à contre coeur à Sophia Antipolis.

Après avoir passé les 2 plus belles années de ma vie à St Raphael, j'ai passé la pire année de ma vie à Sophia Antipolis (enfin, elle a été constructive professionnellement, mais dévastatrice humainement).
C'est pourquoi je m'étais toujours refusé de retourner là bas.
Jusqu'à ce qu'on me fasse une proposition d'embauche...
Le genre de proposition qu'on signerai sans réfléchir.
Celle avec un gros chiffre en bas de la fiche de paye, avec des tickets restos à 8 € tout les jours, avec la mutuelle santé et la cotisation à la caisse des cadres...
Bref, Ze offre quoi !
Et elle ne comprenait pas pourquoi j'ai aussi longtemps hésité à signer...
Et encore moins pourquoi j'ai signé à contre coeur...
Ah mais que je suis con... Non pas de l'avoir écouté, mais de lui en avoir voulu de me pousser à faire ce choix...
C'était si normal et légitime qu'elle me soutienne dans mon épanouissement professionnel...
On ne peut que la comprendre.
Et j'ai fait mon caliméro... Une fois de plus...

Bref...
J'ai signé, j'y suis allé, et là, tout s'est dégragé...
Que ce soit dans mon métier... Dans mon couple... Dans ma famille... Dans ma santé...

Tout est tombé en même temps...
Faut dire que j'l'ai cherché... Peut être inconsciemment, mais je l'ai cherché...

J'ai réussi à me faire renvoyer, j'ai réussi à foutre en l'air mon couple (que j'avais si longtemps attendu, révé, espéré... Elle était tout ce que je cherchais chez une femme...), j'ai réussi à briser les silences familiaux, et même réussi à me découvrir une maladie incurable... Super !

Et pour achever le tout, mon coloc m'annonce à ce moment là son désir d'aménager avec sa femme (en fait il attendait le moment adéquat, et c'était maintenant).

C'est à ce moment que j'ai écrit le premier slam que je mis en musique... Mythologique:

J'aimerais vous dire que la vie est un long fleuve tranquille,
Où chaque jour passe, toujours plus rose, comme dans un film,
Comme une histoire racontée sur la plage au milieu de la nuit,
Une histoire comme la tienne, la mienne, une mythologie...

Après tant d'attente j'ai rencontré ma belle et douce Aphrodite
Me bercant dans ses bras de Morphée par cette tendresse qui l'habite,
Me rassurant et me soutenant par son courage et sa force Herculéenne,
Me transportant dans ses voyages d'Hermès où la vie nous mène...

Telle Athéna elle me rendit la vie et m'habilla de sa présence,
Et s'occupa de mes craintes vécues comme une blessure que l'on panse.
Constante victime de mes craintes du passé, toujours et encore,
Elle me redonna confiance, et me tendit ma Boîte de Pandore...

24 ans, 24 ans que cette boite m'observe et me traque,
24 ans de silence, silence violent comme autant de claques
Une boîte contenant 24 ans de maux et un peu d'espérance,
Autant d'inconnues à assumer dans toute leur puissance.

Ouvrir cette boîte, faire face a mon passé et à moi-même,
Furent mes 12 travaux d'Hercule, mon fil d'Ariane qui me mène,
Droit dans le labyrinthe gardé par un Centaure mystère,
A la fois espoir et douleur, a la fois inconnu et père.

Me voilà seul maintenant, à combattre mes longues chimères,
Affaibli par mon pèlerinage, sur les traces de mon père
Aphrodite m'a laissé, est-ce un bien, est-ce un mal,
De faire ce chemin seul, dont la finalité sera vitale...

Une sorte d'au revoir à ma façon à celle qui m'a ouvert les yeux sur l'ensemble de mon existence...
Tiens, j'me demande si elle a conscience de tout ce qu'elle a pu m'apporter...
Mais comme tout est équilibre... Le Yin et le Yang... Dans mon malheur, des bonnes choses se sont déclenchées.

A ce moment donc, je perdais tout... Femme, job, appart.
Et, coïncidence... encore... on me propose de reprendre mon poste à Draguignan, dans l'association où j'étais salarié, le seul endroit où je me sentais plus chez moi que chez moi ^^
Et, coïncidence... encore... mon chef de projet, dans cette asso en question, Gilles, m'apprend que son père a des soucis de santé, et doit être placé en maison de repos, laissant ainsi inoccupé sa villa à Vidauban, à une vingtaine de kilomètres de Draguignan, et que, quite à la louer à quelqu'un, il préfère me la louer à moi...

Une villa... Moi qui ai toujours vécu dans des appartements, sans terrasse...
Le rêve...
Ainsi s'achève mon chapitre niçois... Et je rentre au pays...

14 avril 2008

Etape n°5: Swords to Plowshares

(seuls les joueurs de Magic comprendront ce titre ^^)

Me voila donc dans une villa, dans un petit village du Var, après la dure période des adieux...
Au revoir ma vie ultra sociale niçoise... Au revoir mes artistes, danseuses, chanteuses, homosexuels, cinés en VO...
Au revoir ma plus belle collocation (j'en ai chialé de quitter Steeve...)
Au revoir Julie...

Voila.
Me voila de retour.
Draguignan.
MA ville.
Mon taf.
Mon bureau.
Ma voiture (oui, faut dire qu'à Nice, on la prend pas souvent... Et un VR6 ça aime bien les routes sinueuses du haut-var)

Bon...
Comme dirait Sophie Pétoncule...
J'fais quoi maintenant ?

Me trouver un coloc. J'peux pas vivre seul, j'vais devenir fou.
Tiens, coïncidence...
Quelques années auparavent, j'avais fait la rencontre d'un groupe de ska dracénois, les Ky Boï Kan, avec qui j'aurai du jouer si je n'étais pas parti en vrille à la fin de ma vie niçoise.
Et, comme par hasard, le guitariste de ce groupe, David (qui a la même guitare que moi au passage) vit avec sa femme à Vidauban, à quelques dizaines de mètres de moi...
Et comme par hasard, ils se séparent, et il cherche une collocation...
Bah voila, si c'est pas beau tout ça !
Vivre dans une maison, avec un guitariste, et une forte envie de créativité qui germe entre nous... Et sa ptite soeur qui vient vivre avec nous, Mandy, ma ptite crevette adorée !!! (fallait que je la cite, obligé !)
Alors nous avions d'un coté David, qui n'a jamais pris un cours de guitare de sa vie, mais qui "entend des sons et qui les cherche sur sa guitare", et qui ne jure que par la composition... Surtout pas de reprise...
Et moi, qui suis plutot le technicien musical, pas du tout porté sur la créativité, malgré mon passé de composition et d'écriture, mais surtout sur le perfectionnement de ma technique en faisant des reprises...
On a essayé de créer quelque chose ensemble... Relancer les Ky Boï Kan... Créer un autre groupe... Mais on était pas vraiment sur la même longueur d'onde...
Et la vie commune n'étant pas tout à fait au top... L'idée d'un groupe est plus où moins morte dans l'oeuf...

Mince, j'me rend compte que je ne peux pas découper ma vie en chapitre chronologique, car pour vous raconter la suite, je dois revenir à une petite histoire durant ma vie Niçoise...
Bon, allez, c'est pas grave, on mets les effets spéciaux Flashback comme des les films, et on revient un peu en arrière...

13 avril 2008

Etape n°6: L'univers

Ouaih, l'univers, carrément, chuis un ouf !!!
Donc, ce que j'ai oublié de mentionner, c'est LA rencontre décisive, celle qui m'a fait atterrir dans l'univers de la musique...

Venez, j'vous amène dans les backstages...

Retour en arrière:
On revient... Avant le retour au pays... Avant Julie... Avant Nice... On est à Draguignan... Chapitre 1 bis, je viens de composer Etapes.
C'est à ce moment que mon pote Koni m'envoie une mp3, qui marquera ma vie quelques années plus tard.
Cette mp3, c'est Liberta, de Pep's.
Qui ne l'a pas eu d'un contact MSN...

Voila, ça part de là...

Allez, avance rapide...
Draguignan > Nice > Cagnes sur Mer > Lieu de travail paradisiaque avec les écureuils > Trajets quotidien en train... STOP !
Voila, à ce moment là.
Je sors du travail, je vais pour prendre mon train à Cagnes sur Mer pour rentrer chez moi à Nice, et je tombe sur un flyer: Pep's en concert à St Raphael !!!

Nom d'un ptit bonhomme en mousse !
J'suis fan depuis 2 ans, et ils passent à quelques dizaines de kilomètres.... CE SOIR !
Ouh pinaise, j'fais quoi ???

Bon, bah ni 1 ni 2, j'prend le train, mais dans l'autre sens: Ce soir, je vais au concert de Pep's, qu'importe si je dois dormir sur la plage, on est en mai, c'est cool !
J'arrive à St Raph, je découvre la salle de concert, l'Espace Felix Martin, endroit où je passerai beaucoup de temps quelques mois plus tard...
Je prend ma place, et j'interroge une jeune "journaliste en herbe" et son caméraman (tiens, ils sont de SeReCom, l'IUT d'où je viens !) et leur demande si Pep's est déjà là...
J'avais son album dans le sac (pas le droit d'amener des mp3 au boulot, j'pouvais que lire des CD...) et je voulais me le faire dédicacer !
Elle me montre du doigt le bar juste en face... "Tiens, il est là, il boit une bière"...

Et là, j'ai commencé à me sentir tout chose...
J'vais le voir... J'lui demande un autographe... Et Flo me fait un large sourire, et m'invite à boire une bière avec lui, à discuter... Un régal... Punaise, chuis en train de boire une bière avec mon idole !!!
On sympatise, on discute, j'lui parle de ma webradio (pour ceux qui savent pas, j'ai monté une webradio aussi entre temps... NiPourNiContre.com) et de mon désir de m'investir dans le développement culturel régional...
Bref, toujours est il qu'il me propose, après le concert, de venir au resto avec eux, puis de caler sur la plage...

Le concert se passe, excellent (on était que 3 dans toute la salle à connaitre par coeur les chansons), puis on se retrouve au resto, où je rencontre LaSauce, une association St Raphaeloise, qui s'est créée à l'origine exprès pour faire venir Pep's, sur un coup de coeur !
LaSauce est une association jeune, dynamique, ambitieuse et je me suis senti presque obligé de marcher avec eux, tellement j'étais persuadé qu'ensemble on ferait quelque chose de grand (ce que l'on fit d'ailleurs, avec le festival RootStock, dont le nom est venu d'un délire avec Steeve).
Puis l'après resto...
On s'est retrouvés sur la plage, Flo (le véritable prénom de Pep's), Alex, son batteur de l'époque, Pierre, l'ingé son, Dan, le DJ, Philou, le bassiste et moi (enfin, chuis plus tout à faire sur de qui il y avait en fait) avec des bouteilles que Flo venait d'acheter au patron du resto.
Et on s'est déchiré la gueule... Ni plus ni moins...
On s'est mis minable sur la plage juste en face de la réserve, jusqu'au levé du soleil, Flo et moi, à faire du slam en regardant la mer, en refaisant le monde comme 2 artistes bourrés qui se respectent...
C'est de là qu'est née notre amitié...
Puis, tant bien que mal, on s'est trainé jusqu'à leur hotel, où j'ai dormi avec eux... Pour finalement retourner dans ma vie civile le lendemain, avec le casque qui va bien mais le sourire plaqué et la tête dans les étoiles...

Allez, on fait un peu avance rapide...
Nice > Julie > Rupture > Retour au Pays > STOP !
Voila, je viens juste d'arriver à Vidauban.
Il s'est passé environ 6 mois depuis ma rencontre avec Pep's, et après avoir fait forcing sur mon envie de bosser avec eux, je deviens ami avec LaSauce, et on commence à collaborer...
Je crois que c'est là que ça a commencé.
Le 14 Octobre 2006.
Concert de Diva, Rhesus et Kaolin. Premier concert que je vais voir avec les membres de LaSauce.
Première cuite que je me prend dans les loges (de Rhesus ou de Kaolin ? J'me rapelle plus)

En tout cas, j'me rapelle que c'est ce soir que j'ai rencontré Camille...
J'vais pas dire grand chose sur elle, comme si notre relation devait rester intime, rien qu'entre nous, mais j'tiens juste à dire qu'elle compte énormément pour moi...

Bref, oui, donc, je disais... LaSauce...
Ils sont quasiment devenus ma famille à ce moment là.
Un concert par mois, chaque mois, un concert.
Du coup, je prête la main, j'aide au bar, j'installe la bouffe dans les loges, je fais de la comm, je vend des billets... Du taf de bénévole quoi...
C'est là que j'ai découvert les joies des accès backstage (plus ceux que je me faisais via la webradio, pour les interview, photos etc...), un vrai plaisir !
Une année complète de pur plaisir, de franche rigolade, d'excellente rencontres, de projets pleins la tête...
Jusqu'au 21 juin 2007... Où LaSauce me propose, un peu à l'arrache (on change pas les bonnes habitudes, et faut dire qu'on sortait d'une groooooosse période), de jouer à la fête de la musique pour remplacer un groupe qui s'était désisté...


MMmhhhhh...
Mince... Chronologiquement, on se situe un peu à la fin du chapitre 5, là où j'me rend compte qu'avec David on est musicalement pas trop sur la même longueur d'onde...
De mon coté, j'm'étais mis à tailler mes slams pour en faire des chansons...
J'ai écris, composé, réfléchis, intégrér, coupé, monté...
Bref, j'me suis croqué le cerveau pour pondre des chansons...
C'est con de bacler cette partie là... Mais y a pas grand chose à raconter en fait...
J'ai pris mes textes, et j'en ai fait des chansons...
Autant c'est le plus gros du travail, autant c'est un détail dans l'ensemble du parcours...
Bref, donc, j'ai à ce moment une dizaine de chansons, que je n'ai jamais chanté devant personne... D'ailleurs, j'me demande si je les avais déjà chanté tout court...
Et j'me retrouve sur scène, à la fête de la musique...
Enorme...
Comme j'ai lu ce matin... "Le trac vient avec le talent"... Bah j'étais tout zen moi :D
C'était un carnage niveau performance vocale... Mais mes textes ont apparemment accroché le public, puisque tout le monde est resté m'écouter... Et j'ai même eu droit à un passage dans le journal, avec la plus grosse photo et une phrase élogieuse rien que pour moi !
D'ailleurs, j'sais pas pourquoi, la photo me prend de dos, et là, la révélation:
On ne verra jamais vraiment mon visage... Enfin, à moins de me voir sur scène ^^

Quelques jours avant, j'ai passé une soirée avec Chacha, le guitariste des Jah Legacy, où on a enregistré une première version de Et après ? à l'arrache, à 1 h du mat, complètement déchirés, avec un micro d'ordinateur.

Alors, chais pas si c'est là, où si c'est après le DramonStock, et ma rencontre avec Pierre, que ça m'est venu, mais... Il fallait que je fasse un album...
A moins que ce ne soit ma rencontre avec Timike...

12 avril 2008

Etape n°7: Le mentor

La scène... Une drogue...
Bon, jusqu'à présent, c'était pas glorieux, car très jeune... Je savais pas où j'allais, ce que je foutais là, mais faire de la scène... C'était le pied !

Grace à ma webradio, j'ai fait la découverte d'un artiste qui marqua un (autre) tournant dans mon histoire... Le Petit Dernier.
C'est le jour de la sortie officielle de son album que je l'ai rencontré, lui et son manager, Laurent, alias Rutor.
Cette rencontre a été l'une des plus enrichissante de toute ma carrière.
J'ai tout découvert en passant du temps avec eux, en les rencontrant à maintes reprises...
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Timike était le chanteur de Mister Gang (Tout le monde est là, je vois que l'tout monde est là, écoute ce style, roots reggae ragga), qui a participé à l'oeuvre des plus grands, comme Tryo (il a posé sa voix sur Récréation).
Nous l'avions fait venir, grâce à notre association d'organisation de concerts, DraguiLive (dont j'étais secrétaire, comme pour Numé@rt, que j'ai créé avec Sébastien et Gilles, devenu mon manager) et ils ont dormis à la maison... Une pure soirée... Où j'ai appris à Timike à faire One more Time de Britney Spears d'ailleurs :D

C'est en le voyant sur scène que j'ai eu ma révélation: c'est ça que je veux faire !

Un spectacle, qui mèle chansons à textes, délires à la guitare, comédie, interactivité...
Mon mentor...
C'est en m'inspirant de lui que j'ai pu travailler mon set et vraiment découvrir mes chansons, voir meme comprendre leur sens profond...
D'ailleurs, je crois que c'est à cette époque que j'ai écris L'océan de 100 ans, en m'inspirant du film Tideland.

Il était une petite fille,
Evoluant dans sa petite vie
Elle révait d'un prince charmant,
Patientant dans son bois dormant

Des balades dans des champs au long de calmes rivières,
Des chevaux gambadants sur le vaste terrain de son père.
Ancien rockeur sur la pente qui l'éleva dans son univers,
Qui n'a su lui enseigner que les mauvais effets de la terre,

L'entrainant dans le sens interdit de sa putain de veine-passion,
L'embarquant dans les vagues chimériques de l'océan de 100 ans.

Tu révais d'un monde meilleur, tu imaginais une autre vie,
Baignant entre terreur et bonheur, entre enfer et paradis,
Naviguant seule entre deux eaux, luttant contre tout les temps,
Perdue, au milieu de l'océan de 100 ans.

Elle a finalement fait ses bagages
Parcourant le monde, seule, au coeur de tout ce naufrage
Elle a croisé la route d'une vieille femme
Qui lui rongea les os, le corps, le coeur et son ame

C'est là que se tendit la main d'un homme étrange
Etre complexe, mi-démon et mi-ange
Il lui fit découvrir les paradis artificiels
Qui changent le monde, où la terre devient le ciel

L'entrainant dans le sens interdit de sa putain de veine-passion,
L'embarquant dans les vagues chimériques de l'océan de 100 ans.

Tu révais d'un monde meilleur, tu imaginais une autre vie,
Baignant entre terreur et bonheur, entre enfer et paradis,
Naviguant seule entre deux eaux, luttant contre tout les temps,
Perdue, au milieu de l'océan de 100 ans.
Ce fut d'ailleurs la première chanson que j'ai travaillé en cours, avec Frank Castellano.

11 avril 2008

Etape n°8: Le prof

J'ai toujours révé de retourner en cours... C'est peut être par frustration d'avoir arreté trop tot que j'me suis retrouvé, durant quelques mois, prof dans un Bac Pro à Lorgues, lycée où j'ai passé mon bac et créé mon cercle amical, mes amis de maintenant.

A défaut de retourner en cours, j'ai pris des cours...
En fait, j'ai commencé les cours de guitare en 2005 je crois, pendant un an, avec Alain Perez, guitariste officiel de Khaled, qui a ensuite tournée aux cotés de Santana aux Etats Unis...

Toujours est-il qu'après mes premières aventures scéniques (Fete de la musique, DramonStock, première partie de Jah Legacy etc..) il était évident que je devais prendre des cours de chant...

Du coup, retour au Club Léo Lagrange, rencontre avec Frank, et début des cours, particuliers, sur mesure, dans l'optique de me perfectionner au max en vue d'enregistrer proprement un album.

On a ainsi, durant plusieurs mois, travaillé les techniques vocales, sur L'océan de 100 ans et 21 Grammes, jusqu'à l'instant T...

Le studio...

10 avril 2008

Etape n°9: La concrétisation

Bon, on va faire un point...

J'ai écris des textes en faisant du slam...
J'ai fait de la scène...
J'ai pris des cours de chant...
J'ai arpenté les backstages de tout les concerts du coin...
Je suis devenu ami avec des artistes confirmés...

C'est à ce moment que je reprend contact avec Pierre de DramonStock, car on avait déjà tenté d'enregistrer mon album avec les moyens du bord, projet vite avorté...

Il m'apprend à ce moment là qu'il est en BTS Audiovisuel, option Son, à Cannes, et qu'il va voir si y a moyen d'enregistrer dans son bahut, qui est équipé avec du matos haut de gamme.
Il présente tout ça, et la création de l'album passe en projet pédagogique.
Février 2008, on attaque le studio.
Au même moment, l'association dans laquelle je suis salarié vit une nouvelle fois des difficultés financières, fatales cette fois... Je me retrouve, once again, au chomage...
Cool ! Ca tombe bien, il me faut du temps pour faire mon album...
Go !

On attaque le studio, très (trop ?) vite, sans préparation, bien malgré nous, le calendrier scolaire d'utilisation du studio étant assez limité.
On doit faire vite. Très vite.
Pierre est un boss à la batterie, c'est déjà ça.
Heureusement, il n'est pas seul, puisque le projet est un trinome... Pierro, Nono et Djo.
Mes 3 "ingés son" comme j'aime les appeler :)
En plus Nono est bassiste, ça va aider.
Par chance, dans sa promo il a également Maud, violoncelliste, Clem, qui fait du cajon, et Will, du saxophone.
En plus, j'ai Chacha des Jah Legacy, pour les solos guitare... C'est bon, on est parés !
Le rythme est violent... 3 / 4 jours par semaines, 3 heures par séances, le tout pendant 2 / 3 mois...
Notre objectif: 17 chansons, avec une sortie d'album programmée pour le 21 juin 2008, date anniversaire (et oui, ma première scène, le 21 juin 2007).

A coté, je bosse avec un infographiste talentueux et bénévole, Vaince, qui me fait un livret ultra bien chiadé, un véritable régal pour les yeux.

Ca va vite, très vite...
Toutes les chansons sont enregistrées à la chaine, batterie/guitare/basse d'abord, voix ensuite, puis le reste des instrus...
D'ailleurs, juste avant d'attaquer le studio, gros coup de panique... J'ai qu'une Ibanez Talman... Merde...
Moi qui rêve de jouer sur une Taylor, avec mon maigre salaire de chomeur...
Heureusement, Mika, un ami commun avec les Jah Legacy, me prête généreusement sa Martin & Co pendant les 2 / 3 mois qu'ont duré l'enregistrement... Je ne l'en remercierai jamais assez...
On arrive finalement à tenir les délais, et la fin de l'enregistrement se concrétise avec un concert dans leur cité U, le Foyer des Jeunes Travailleurs, le 21 Mars 2008, pour enregistrer une chanson en live, le Ragga de la rue, que j'ai écrite en pensant à Digikyo, celui qui est à l'origine de ce texte, plusieurs années auparavant:

Des années que tu cherches...
Des années que tu comprends rien...
Pourtant c'est irrémédiable...
Tu cherches ...
Arrête !!
Tu veux connaitre LA réponse à LA question, celle qui nous anime tous...
QUI EST SCHINZE ?!?

Personnage déroutant et intriguant, à la fois complexe et simpliste.
Réaction anormale ou reflex élémentaire, c'est un paradoxe humain.
Généreux inconscient ou calculateur égoïste ?
Crétin déjanté ou utopiste passionné ?
Réactions loufoques et agissements bizarres étoilent sa vie,
Dont le cours lui échappe irrémédiablement...

"Roi des fous" et "Fou du roi",
N'allez pas chercher une corrélation entre ses idées bizarres !
Les plus grands psychologues s'y sont cassé le nez,
Pour en arriver à : « arf, c'est ScHinZe...».
Personnage entier et inclassable,
C'est peut être bien le plus grand des crétins,
Ou bien le meilleur des amis en tout cas...

Ce texte restera, dans le même délire que les photos où on ne voit pas mon visage, la biographie officiel du personnage que j'ai créé autour de tout ce délire.

Pour en revenir à ce concert, il a été filmé par des élèves du BTS avec 3 caméras, et un DVD sera bientôt disponible... Et en plus, pour l'occasion, Maude m'a accompagné avec son violoncelle, et même Pierre est venu jouer un blues pour accompagner un slam.
On notera également l'intervention de Tanguy, un élève du BTS qui s'est tapé un délire un peu improvisé de comédie burlesque... C'était sympa :)

Aaaahhhh... J'oubliais...
Pep's...
Entre temps, on s'est revus plusieurs fois, et un jour, pendant qu'on se faisait un ptit resto en bord de mer, on a beaucoup discuté sur des sujets personnels...
Puis il est revenu faire un concert à St Raph, pour la sortie de son nouvel album, et on a profité de ce passage pour enregistrer un duo ensemble, sur un thème très particulier...
ScHinZe featuring Pep's...
Enorme...

Bon, seul truc, c'est qu'il est pas dans le tracklisting de l'album...
Pour la découvrir... Il vous faudra chercher...
Saviez vous qu'il a écrit Liberta assis face à la mer, avec le bruit des vagues dans les oreilles ?...


Bon, bah voila pour toute l'aventure créative et sympathique...
Il reste plus que le plus long et le plus chiant...

La partie administrative...................................

9 avril 2008

Bonus: Les chansons

Bon, avant d'attaquer le chapitre le plus chiant, on va se faire une récréation.
J'vais vous raconter chaque chanson.. D'où elle vient, de quoi elle parle, comment elle m'est venue...

1/ Etapes
En découvrant Trace Bundy, j'ai eu envie de faire de la guitare pure...
Mais je manquais cruellement d'expérience et de technique...
C'est grace à Tété en fait que cette chanson existe...
Hein ? Quoi ? Punaise, il saute toujours du coq à l'âne ce mec, il est chiant :D
Bah voui, c'est grâce à lui, indirectement...
J'ai découvert Tété grâce à mon ami, Charles, avec son premier album, qui venait tout juste de sortir, à l'époque où il donnait des concerts privés devant 150 personnes pour tester ses chansons...
Fan de lui, j'me suis inscrit à sa newsletter, pour recevoir ses actus et découvrir ses coups de coeur... Jusqu'au jour où j'eu l'agréable suprise de voir qu'il a cité un de mes textes dans sa newsletter:
Et maintenant un extrait du blog de Schinze:
C'est devenu une inévitable punition, dans notre société, les gens ne
prennent plus plaisir à savourer des petites choses qui font que votre journée se finit bien...
Les statistiques le montrent: plus de gens divorcent, moins de couples ne se forment, plus les gens restent célibataires...
Chacun attend de son coté LA personne qui la fera vivre, mais
s'inquiète innocemment de la première rencontre, du premier regard, du premier mot échangé...
"Est-ce que je vais lui plaire ?"
"Mais que me veut il ?"
"Mon Dieu, mais pourquoi il me regarde moi ?"
"Que me veut elle ?"
"Qui est il ?"
Tant de questions, dont la seule réponse réside dans l'abandon complet vers l'ignorance...
Un jour, mon prince viendra... Un jour il me dira...
Il te dira lève ton cul et va aux gens
Prend ce bain d'énergie, et de "sociabilité" concentré...
Apprécie, regarde, observe, prend ton temps... Et si tu le vois...
Regarde le, sourit lui, dans le but de le rassurer, et te rassurer toi même...
Car n'oublie pas...
Il a aussi peur que toi...

Ca m'a fait bizarre, j'vous jure...
De là, on s'est mis à discuter un peu par mail, je l'ai aidé à mettre en place son système de paiement Paypal pour la vente des T Shirts, car il était un peu tout seul à l'époque, il n'avait pas encore la reconnaissance du public qu'il a maintenant...
Puis il m'a invité à un de ces concerts privés... C'était sympa :)

Comme il était tout timide à l'époque !
Je l'ai revu il y a peu (car c'est un très bon ami à Timike, et il l'a pris pour un concert à Nice comme choriste, et pour qu'il fasse des chansons à lui, du coup, Timike m'a invité) et il a pris du poil de la bête le Tété :)

Bref, toujours est il qu'en trainant dans sa petite (à l'époque) communauté de fans, j'ai rencontré Evy et Fancy, qui forment le Fancy Full Moon, un groupe de musique un peu électro jazzy, en région parisienne et qui a parfois joué en première partie de Tété...
Fancy m'a fait écouté une de leur création, et j'ai tenté de jouer par dessus, pour voir ce que ça donnait...
J'avais juste un mi mineur et un la majeur...
J'ai laissé tombé l'idée de jouer sur leur chanson mais j'ai conservé ces 2 accords, auxquels se sont greffés d'autres... Pour finalement, en m'inspirant des touches à la Trace Bundy, composer Etapes.
Sur l'album, il est accompagné d'un violoncelle, joué par Maude... Un pur régal !

(j'vais continuer sur les chansons à la guitare uniquement)

2/ No Name
Alors, celle là... C'est le défit.
Je me suis inspiré de 2 chansons, que j'ai mélangé et modifié, pour en faire une seule, que je jouais sur la terasse du mobil home de Steeve, avant notre départ à Nice... Lui à la percu, moi à la guitare... C'était sympa...
Je me suis donc inspiré de 2 chansons, l'un d'un groupe très connu, dont la chanson en question a été utilisée dans un film de Klapisch. La seconde est la BO d'une série américaine que j'adore, mais le groupe qui la chante n'est pas tres connu du grand public francais.
Celui qui trouve les 2 chansons en question gagnera un album :D

3/ Bambi
J'me rapelle plus du tout musicalement d'où elle m'est venue, mais j'avais promis à une copine du net de faire une chanson pour elle.
Et vu que son pseudo c'était Bambinounette, bah j'l'ai apellée Bambi.

4/ Tribute to Acoustic Ninja
Celle là n'est pas sur l'album car on a pas réussi à l'enregistrer proprement, impossible de trouver une position pour les micros...
Cette chanson est simplement un hommage que j'ai voulu rendre à Trace Bundy, en mêlant guitare et percu simultanément, du slap, des harmoniques etc...
Peut etre sera-t-elle sur le prochain album ?

(j'continue avec les chansons à texte de l'album, dans l'ordre de c'qui traine sur mon ordi)

5/ 21 Grammes
Un film du même nom m'a inspiré le thème (le film est bidon, mais la phrase d'intro m'a marqué)...
Cette chanson parle de la mort autant que de la rupture...
J'ai voulu associer l'idée que l'on perd du poid au moment de notre mort (la perte de notre ame ?) à celle que l'on perd une part de nous lors d'une rupture avec un amour sincère...
Le dernier couplet reprend l'idée, exploitée par Eternal Sunshine of the Spotless Mind, où le temps efface les souvenirs...
Et je l'ai écrite en pensant à mon premier amour, Aurélie.

6/ Allez viens
Pur moment de déconnade. J'écoutais "C'est pas tout ça" de Volo, et j'ai eu envie de faire un truc dans le même délire... J'ai repensé à un concert organisé par l'association Yapacatchatché (merci Mouton !) des Jah Legacy + Gnawa Diffusion, pour leur tournée d'adieu, où j'ai regardé le concert depuis les loges, donc de derrière la scène.
De là, j'ai vu des ptites chéchés en train de dancer, dont une que je croisais souvent à draguignan, une jolie blonde aux yeux clairs.
Pour ce texte, j'me suis imaginé sur scène, en pensant à elle, à me tapper mon délire/fantasme de l'artiste qui flash sur ses groupies... Le texte se veut volontairement "aguicheur" pour finir autodérisoire...

7/ Elle
Croyez moi ou pas, mais j'ai entend cette chanson en rêvant...
Je dormais, dans ma villa à Vidauban, à l'époque de la collocation avec David, et j'ai fait un rêve...
Je rêvais que j'étais une sorte de militaire (j'étais habillé comme ça du moins) et je fouillais, à la façon d'un militaire en mission, une maison abandonnée quelque part dans les garrigues provençales. J'me rappelle qu'il y avait aussi des mini-chevaux en chocolat, vivant, qui tenaient dans mes mains, que je mangeait vivant...
Bizarre...
J'entendais cette musique dans l'ensemble de mon rêve... J'me suis réveillé, j'suis sorti comme un zombi dans le jardin où David buvait son café, en attrapant une feuille et un stylo au passage, j'ai tout écris, et j'suis retourné me coucher...
A l'origine cette chanson aurait du ressembler à truc dans le genre Kyo, avec guitares saturées et tout, mais on trouvait qu'on sortait trop de l'esprit acoustique de l'album... Du coup j'l'ai imaginé autrement, pour l'occasion d'un concert à Draguignan pour l'IUT GEA, et j'l'ai enregistré comme ça, en one shot, juste guitare / voix, d'une traite, en studio.

8/ Histoire banale
Comme vous avez pu voir, ce texte date car il a été cité par Tété à ses débuts...
Si je me rappelle bien, l'intro de ce texte était:

Et merde, loupée...
Beh voila... Ma timidité a pris le dessus...

Je l'ai vue, assise à la terrasse d'un café, près d'une fontaine, à l'ombre d'un arbre assez vieux pour avoir vu nos ancêtres jouer à la pétanque et buvant du Pastis sous le soleil du midi...
Je l'ai vue, elle m'a vu...
Je l'ai regardé, elle m'a regardé...
Je lui ai sourit, elle m'a sourit...
Je lui ai fait un petit signe de la main...
Et chuis parti...

Chuis pitoyable...

Voila, c'est la seule part de vécu pour ce texte... Et maintenant que j'y repense, la fille en question, sur laquelle j'avais flashé à l'époque, n'était autre que Marion, une fille qui est devenue une amie plusieurs années plus tard.
La fin de cette chanson a été écrite des années plus tard, alors que j'attendais Jules, un ami chanteur, à la terrasse d'un café dans le vieux Nice:

L'énergie de l'instant, l'inertie du mouvement, tout est dans tes mains, le temps est ton serviteur, l'histoire une page sans erreur.
Si ta vie est ainsi, alors la mienne sera pareille.
Demande moi et je partirais 1000 fois chercher des chrysalides sur le toit du monde, demande moi et je re-dessinerai pour toi la mappemonde.
Demande le moi, simplement.
Demande moi la lune, et j'irai te la décrocher, demande moi le soleil et je lui dirai de ne pas te bruler, demande moi le temps, et pour toi je l'arrêterai.
Pensées pures et insondables, je nettoierai pour toi chaque grain de sable, je modèlerai les dunes du désert à la nuit tombée, là où le vent te parle et le soleil disparait.

J'voulais écrire un texte à l'eau de rose, comme j'en avais entendu un dans le film Slam.

9/ Il est temps
Euh... Alors ça c'était pendant les présidentielles, où je trouvais que les élections ressemblaient plus à du vote digne de la star ac' qu'autre chose...
Les accords du refrain proviennent d'une chanson de Donavon Frankenreiter, les autres, j'me suis rendu compte plus tard que c'était ceux de MMmmmmhhhh Bop des Hanson !
Si j'me rapelle bien, c'est en écoutant Petit Rasta de Mr Roux que j'ai écris cette chanson...
Dans le refrain je dis "D'la boue plein les g'noux"... Un album pour celui qui me dira de quel film ça vient !

10/ Le ragga de la rue
A l'origine, c'était pour l'anniv de Cypher que je voulais l'écrire, mais j'ai pensé à Digikyo tout le long...
En fait, vu qu'on fête leur anniv à tout les 2 en meme temps chaque année en allant camper, bah ça revenait au même :D
Mais je crois que j'étais trop bourré pour leur avoir joué... Chais plus...
En tout cas, c'est tout du vrai :D
Digikyo est un nostalgique des années passées, on s'est vraiment retrouvé par hasard sur le parking du mcdo à 8h30, je venais de me faire faire une prise de sang, me fallait un ptit dej, et il venait de terminer sa journée, il a vraiment une BM (mais faut pas le dire, ça hérisse les cheveux de sa femme), il a vraiment acheté un appartement (dans lequel j'vais partir vivre cet été, puisqu'ils viennent de se marier et d'acheter la maison où je vis à l'heure actuelle...

11/ L'océan de 100 ans
Regardez Tideland, tout simplement.

12/ Madame Tanoune
A l'instar de Allez viens, Il est temps, Mythologique, et beaucoup d'autres de mes chansons, c'est un texte que j'ai écris d'une traite... Sans jamais me relire, ni me reprendre... Chais pas, j'aime bien écrire d'une traite...
Il existe vraiment une vraie Madame Tanoune, dans le quartier où j'ai grandi...
Bon, elle n'était pas aussi tyrannique que ce que je chante, mais elle nous gueulait souvent dessus !
J'espère qu'elle ne tombera pas sur cette chanson... :-S
Musicalement, ça vient de Ramon Perez des VRP... J'espère qu'ils ne m'en voudront pas...
D'un autre coté, difficile de protéger une suite de 4 accords...

13/ Mythologique
Comme je l'ai raconté précédemment, j'ai écris ce texte suite à la rupture avec Julie, pendant mon travail à Sophia Antipolis.
J'ai toujours été un grand fan de mythologie... Ca m'est venu comme ça...

14/ Plaisir perdu
Ca raconte le premier calin qu'on s'est fait avec Julie. Véridique, dans le moindre détail.
Pour l'anecdote, dans le DVD, j'ai posé ce slam sur les accords de Save Him de Justin Nozuka.

15/ Tout s'barre en couilles
Alors là, c'est dur pur délire... Va savoir si j'étais pas bourré en écrivant ça...

16/ Et après ?
J'voulais raconter le parcours de l'homme, depuis l'homme de cromagnon jusqu'à nos jours
J'ai trouvé sur le net la liste de toutes les inventions de l'homme, j'ai taillé dedans et j'ai pondu ce texte.
A l'origine je voulais faire cette chanson en faisant du tapping sur les cordes, avec de la percu en meme temps sur la caisse, mais c'était un poil difficile de gérer le chant en même temps...
Les accords du refrain sont inspirés d'une chanson de Steevie Wonder, Isn't She Lovely je crois.
C'est pendant ma soirée avec Chacha, en l'enregistrant à l'arrache, qu'on a défini qu'elle sera ainsi.
Et les "Hé Ho Hé Ho" proviennent du concert filmé ;)

17/ Joyeuse Saint Valentin
Je déteste ce jour... Non pas pour l'aspect commercial de la date, ou le fait qu'on doit s'aimer toujours et pas qu'un jour en particulier... Mais tout simplement parce que j'ai toujours été célibataire à la Saint Valentin, sauf l'année où j'étais avec Aurélie.

18/ Les mecs sont compliqués...
Quand je bossais à Cagnes sur Mer, je rentrais souvent en train avec une fille de la boite où je bossais, et on parlait beaucoup de célibat, des relations hommes/femmes etc...
C'est à partir de nos longues conversations que j'ai écris ce texte.
Et dire que je ne sais même plus son nom... Peut etre qu'elle se reconnaitra !

19/ Satisfaite ou remboursée
Cette chanson est pour Alexia. Tout simplement.
C'est dommage... J'y ai cru... Après être resté hermétique pendant des années, c'était la seule à qui j'aurai ouvert mon coeur en entier gros comme ça !
C'était pas le bon moment... Voila tout...

20/ J'aimerai
Euh, je sais plus pourquoi j'ai écris ça...
Je savais tellement plus ce que je voulais suite à Alexia, que j'ai tout mis sur papier...
C'est toujours bon de se vider le cerveau tu sais !

21/ Voyages
J'ai écris ça... A Cagnes sur Mer je crois, au boulot... Mais j'me rapelle plus pourquoi...
J'me rapelle juste que c'était mon premier slam !

Et je crois que c'est tout !
J'ai pas la foi de raconter tout les slams...
A vous de vous imaginer comment ils me sont venus !